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Le regard de la société envers les personnes porteuses de déficiences et souvent très dur. En effet, dans une société où l'individualisme, la productivité, les standards de beauté et de performance sont prépondérants, où votre statut social et la dispersion digitale affirment votre image de marque, le handicap ou la maladie constitue un rappel constant de nos limites. Il ou elle vous renvoie à vos peurs enfouies et à une image meurtrie. La personne handicapée fait peur, elle est blâmée de toutes les incapacités pour mieux pouvoir rester dans une illusion d’une vie sans limite.

Et soudain, toute une vie bascule...

Le 5 juin 2006, je faisais partie de ce monde. J’’étais un manager en pleine réussite, un leader d’opinion de 37 ans, multi-entrepreneurs, hyper-actif, investi dans l’économie de ma région, dans le sport de haut niveau.  

Le 6 juin, à minuit vingt, j’étais tétraplégique. La faute à qui ? A pas de chance ? Au destin ? A cette fameuse phrase que nous connaissons tous « Ca n’arrive pas qu’aux autres ». Non, la faute à un mauvais plongeon dans une piscine dans une soirée entre amis.  Ce qui est devenu ce soir-là, un drame dans ma vie est aussi une rupture avec la société, une déchirure personnelle et familiale.

A travers cet événement et ses conséquences qui ont bouleversé mon quotidien et façonné mon expérience, j’ai beaucoup appris. J’ai découvert beaucoup de choses sur moi-même, des forces que je ne soupçonnais pas, des ressources enfouies et inexploitées qui m’ont permis de dépasser des limites que je ne connaissais pas dans ma vie d’avant.

J’ai vécu un autre destin que celui que j’avais ambitionné, une nouvelle vie où on remet les compteurs à zéro, mais quel destin !

 Aujourd’hui, j’ai 49 ans, je suis toujours tétraplégique, je suis toujours PDG d’Handicoach, un cabinet de conseil et de formation sur la question du handicap, PDG de la startup « leshandipreneurs.fr », la première plateforme de financement participatif dédiée aux porteurs de projets d’entreprise et Président de l’association Les Handipreneurs, le guichet et l’unique interlocuteur  des entreprises et des handipreneurs.

Se comprendre et s'accepter...

Accepter un drame aussi soudain dans la vie car personne n’est à l’abri. Non, ça n’arrive pas qu’aux autres.

Il faut d’abord accepter ces questions obsessionnelles : Pourquoi moi ? Pourquoi ce jour-là ? Pourquoi ai-je décidé en arrivant chez moi d’y aller alors que j’avais refusé l’invitation de mon ami au sortir de notre réunion ? Pourquoi, « connement » dans une piscine alors que j’ai pris des risques infiniment plus statistiques et plus grands dans ma vie ?

 Puis, il faut accepter ce nouveau corps. Le rapport au corps est rendu plus difficile par le handicap. Il faut accepter sa nouvelle image : passer de la position sociale de leader à celle de tétraplégique hyper assisté, sans avenir, sans espoir.

Accepter de le haïr, la honte qui vous envahit à chaque nouvelle sortie, d’être ébranlé par le regard des autres, les images forgées sur le handicap, d’être jugé par les plus insidieux.

 Enfin, Accepter le déni, le repli sur soi, la culpabilité, votre nouvelle réalité et les illusions perdues.

Bref je vivrais avec ce désert de tourments et cette perte d’estime de soi.

Je ne marcherais plus mais je roulerai, un peu comme la vie d’un Uber avant-après.

 Mon déterminisme me donnerait le courage d’évacuer remords et regrets et de rechercher une nouvelle liberté dans laquelle je m’assumerai tel que je suis et d’y exister, de partir en quête d’acceptation positive.

Une aide précieuse...

La pratique de la méditation a été alors très bénéfique en ce qui me concerne.

J’avais une vie intérieure très riche et j’étais souvent à l’écoute de ses lointains murmures.

Et la méditation m’a permis tout d’abord de MIEUX comprendre ce qui m’était arrivé et de m’accepter tel que j’étais devenu. D’assumer cette nouvelle image de moi face à la société, de conduire mon existence pour chasser les flots d’idées noires, les rancœurs, le mépris de soi et l’abattement. Elle m’a permis de faire évoluer mon épreuve en expérience, Elle m’a appris à vivre et non plus à survivre.

Méditer très régulièrement m’entraîne au goût du bonheur et à la sérénité, rien de moins !

Et vous savez quoi ?

Plus je médite et plus mon attention va d’elle-même vers des aspects positifs de ma vie, vers l’optimisme et ce bien que tout ne soit pas parfait. Méditer apaise mon corps et ses douleurs ainsi que mon esprit et ses douleurs. C’est un service réciproque et unifié que se rendent ainsi le corps et l’esprit.

  • Méditer permet de trouver son véritable moi.

  • Méditer m’a appris d'oublier mon handicap au quotidien et a ouvert naturellement mon rapport à la société, aux autres, sans complexe d’infériorité.

  • Méditer m’a apporté le bien-être au travail.

  • Méditer m’a permis de reprendre ma place sociale et de reprendre rapidement "les manettes de mes affaires". 

La méditation est un moyen accessible à tous de cultiver le mieux-vivre. Elle ancre l’esprit dans l’instant présent et la réalité. Vous apprenez à être ici et maintenant. Alors si vous vous interrogez sur la pertinence de commencer à méditer, voici en vrac quelques éléments qui m’ont convaincu et qui peut être vous donneront envie d’essayer :

  • Les choses ne vont pas toujours comme j’aimerais qu’elles aillent, je n’ai pas de contrôle sur les imprévus de ma vie et je n’ai pas fini d’en vivre.
  • Construit comme je suis, si je ne m’entraîne pas à diriger mon attention là où je le désire, mon attention continuera d’être naturellement attirée par les aspects fâcheux d’une situation malheureuse, je serai donc l’esclave de mon attention qui me fera vivre davantage de frustrations que de bonheur.
  • Pour être heureux, je dois m’entraîner à diriger mon attention là où elle ne va pas de façon automatique, c’est-à-dire sur les dimensions positives d’une situation fâcheuse.
  • Pour réduire mon stress, réguler mes émotions et retrouver sérénité, la méditation favorise le recentrage sur l’instant présent, sans jugement, sur ses sensations corporelles, émotionnelles, sur le contenu de ses pensées.

Voilà ce que méditer me permet de faire.