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En France, le budget destiné à la formation, dans son ensemble, oscille selon ces dernières années entre 35 et 38 milliards d’euros. Moins d’ 1% est consacré à la formation des personnes handicapées ! Seuls 4 milliards vont à la formation des chômeurs ET MOINS DE 1% vont à la formation des personnes handicapées ! Dans ces conditions, comment lutter sérieusement contre le chômage et comment mener une vraie politique volontariste de formation et d’insertion pour l’emploi des personnes handicapées ?

Les vrais chiffres sont accablants !

Le chômage touche 2 fois les personnes handicapées et plus généralement, le constat est inquiétant car la situation s'aggrave :
  • le taux exact de personnes handicapées au chômage est 2,2 fois plus élevé que celui des personnes valides. Le chômage des personnes handicapées a augmenté deux fois plus vite que celui de l’ensemble de la population active : +37% depuis 2012.
    la situation est particulièrement grave pour les + de 50 ans et les les 15-24 ans
  • seul 27% des entreprises respectent les quotas d'embauche de personnes handicapées
  • 74% des travailleurs handicapées sont des ouvriers ou employés contre 50% de l'ensemble des actifs
  • 6% des travailleurs handicapés sont cadres contre 18% de l'ensemble des actifs
  • seul 17% des travailleurs handicapés sont en CDI contre 59% de l'ensemble des actifs

Une situation de précarité réelle, même pour les travailleurs handicapés.

 

Le "hic" de la formation !

Selon l’Agefiph, les demandeurs d’emploi handicapés, dont environ la moitié (46%) sont âgés de 50 ans et plus, sont mal orientés et privilégient, dans leurs recherches, « des métiers à forte concurrence, dans lesquels ils présentent des déficits importants en termes de niveau de formation et de qualification ». Les travailleurs handicapés âgés, dont le handicap est généralement apparu au cours de la vie professionnelle (85 % des travailleurs handicapés ne le sont pas depuis l’enfance, mais à la suite d’un accident du travail ou d’un accident de la vie), doivent donc être aidés à se réorienter et à se former vers des métiers en tension compatibles avec leur handicap.

Pour les plus jeunes, on peut pointer les dysfonctionnements du système éducatif : Les jeunes handicapés ont en général un niveau de formation plus faible que les jeunes valides. En effet, comme leur parcours scolaire est plus ardu, ils en sortent la plupart du temps avec un niveau de qualification inférieur à la moyenne. 

  • 82% des demandeurs d’emploi handicapés sont de niveau égal ou inférieur au BEP et 15% seulement ont un niveau égal ou supérieur au BAC alors que les entreprises recherchent des profils de niveau bac +2.
  • Depuis 10 ans, le nombre de jeunes handicapés étudiant dans le supérieur a doublé, selon une étude de l’Insee : ils sont aujourd’hui près de 11 000, et ce nombre devrait encore augmenter avec une scolarisation « en milieu ordinaire » qui ne cesse de progresser.

Au-delà des compétencfes et de la qualificatiojn, l’accessibilité des lieux de formation et de travail pose TOUJOURS problème. L'obligation légale d'accessibilité des lieux ouverts au public a été prévue par la loi de 2005. 2 fois repoussée, elle était prévue au 1er janvier 2015 sous la pression de la commission européenne. Malheureusement, le constat est encore aujourd'hui cfonsternant !